Link in bio et RGPD : ce qu'une entreprise doit vérifier (2026)
TL;DR — un link in bio collecte des données personnelles (adresses IP, clics, parfois emails). Pour une entreprise, vérifie 4 points RGPD : où sont hébergées les données (idéalement en Europe), la base légale et le consentement, la politique de sous-traitance, et la capacité à supprimer/exporter les données. Beaucoup d'outils grand public, hébergés hors UE, posent problème.
Ta page bio semble anodine, mais elle traite des données personnelles : l'IP des visiteurs, leurs clics, leur source de trafic, et parfois des emails via un formulaire de capture. Dès qu'une entreprise est concernée, le RGPD s'applique — et la responsabilité est la tienne, pas seulement celle de l'outil. Voici ce qu'il faut vérifier.
Je suis Julien, fondateur de Korli. Attention : ceci est un guide pratique, pas un avis juridique — mais ce sont les points que les DPO et équipes conformité regardent en premier.
Ce que ton link in bio collecte vraiment
- Données de navigation : adresse IP, appareil, pays, source de trafic (referrer).
- Statistiques de clics : quels liens, quand, depuis où.
- Données de formulaire : emails, noms, tout champ que tu captes.
- Cookies ou traceurs éventuels selon l'outil.
Toutes ces données sont potentiellement des données personnelles au sens du RGPD. Le fait qu'elles transitent par un outil tiers ne te dédouane pas : tu restes responsable de traitement pour ce que tu collectes via ta page.
Les 4 points à vérifier avant de choisir
1. Où sont hébergées les données
Beaucoup d'outils de link in bio sont américains et hébergent les données hors UE. Cela implique des transferts internationaux à encadrer (clauses contractuelles types, etc.). Un hébergement en Europe simplifie énormément ta conformité. C'est le premier point que regarde une équipe conformité.
2. Base légale et consentement
Pour la capture d'emails, tu dois avoir une base légale (souvent le consentement) et informer clairement le visiteur. Pour les statistiques, vérifie si l'outil dépose des traceurs nécessitant un consentement (bandeau cookies). Un outil respectueux minimise les traceurs par défaut.
3. Sous-traitance (DPA)
L'outil est ton sous-traitant : tu dois pouvoir signer un accord de traitement des données (DPA) et savoir qui sont ses propres sous-traitants. Un fournisseur sérieux met à disposition une politique claire et un DPA.
4. Droits des personnes (accès, suppression, export)
Tu dois pouvoir répondre à une demande d'accès ou de suppression, et exporter/supprimer les données. Vérifie que l'outil te le permet concrètement (export des contacts, suppression de compte et des données associées).
| Point | À vérifier | Korli |
|---|---|---|
| Hébergement | Données en Europe | Oui — hébergé en Europe |
| Traceurs | Minimisés par défaut | Approche RGPD native |
| DPA | Accord de traitement disponible | Politique de confidentialité claire |
| Droits | Export & suppression possibles | Export contacts, suppression compte |
Pourquoi l'hébergement UE change la donne
Choisir un outil hébergé en Europe et conçu RGPD te retire l'essentiel du casse-tête des transferts internationaux et rassure ton équipe conformité. C'est un critère de plus en plus décisif pour les entreprises, surtout dans les secteurs régulés. Korli est hébergé en Europe et pensé RGPD dès le départ.